Collecte de piles au collège

(actualisé le ) par M. de Valonne

La boîte à piles est maintenant disponible en salle de SVT !

 

Nous sommes de très gros consommateurs de technologies nomades gourmandes en énergie qui est fournie principalement par des piles jetables.
Les piles usagées font partie des déchets dangereux à séparer des ordures ménagères. Ainsi :

Venez déposer vos piles usagées dans la boîte prévue à cet effet au lieu de les disperser dans la nature :

  • En salle 209 de SVT
  • En salle 211 de Physique/chimie
  • En salle 110 de Technologie
  • À l’accueil dans le batiment administratif

     

Les chiffres du recyclage des piles au collège :


Années de collectes

  • Année 2005/2006 : 47 Kg
  • Année 2006/2007 : 84 Kg
  • Année 2007/2008 : ?

     

Pourquoi ?


De part leur composition et afin d’assurer pleinement leur fonction, les piles et accumulateurs contiennent des métaux lourds tel que le plomb(Pb), le mercure(Hg), le cadmium(Cd).
En France, il est vendu environ 550 millions de piles jetables chaque année, (soit 28 000 tonnes), ce qui représente près d’une pile par mois et par adulte.
Par minute, on jette environs 114 piles dont 3 seulement seront correctement traitées.
La fabrication d’une pile réclame 40 fois plus d’énergie qu’elle ne pourra en restituer.
De plus cette fabrication est extrêmement polluante.
Une seule pile bouton au mercure pollue 1m3 de terre soit environ 100 millions de fois plus que son volume, pendant au moins 50 ans et 400 litres d’eau.
Ne surtout pas jeter les piles jetables dans l’eau, dans le feu, dans la nature ni dans la poubelle.

 

Pourquoi ne faut-il pas jeter les piles à la poubelle ?


Les déchets que l’on met à la poubelle sont soit incinérés, soit conduits dans des sites d’enfouissement.
L’incinération des piles produit un gaz extrêmement toxique que l’on nomme dioxine qui se répandra dans l’atmosphère engendrant ainsi une très grave pollution de l’air. Les cendres, déchets ultimes de cette combustion, renfermeront une très forte concentration de métaux lourds (mercure (Hg), cadmium (Cd), lithium (Li), manganèse (Mn)…) qui eux pollueront le sol et les nappes phréatiques. Donc les terres de culture, puis les cultures elles-mêmes et en fin de chaîne, l’humain qui consomme ces cultures.
La contamination se fait de la même façon, c’est-à-dire par empoisonnement du sol et de la nappe phréatique lors de l’enfouissement des déchets.
On comprendra aisément, pourquoi il ne faut surtout pas les jeter dans l’eau, le feu, où elles exploseraient en dégageant une fumée très toxique, ou dans la nature.

 

Pourquoi dans un container spécifique ?


Pour pouvoir être retraitées de façon adaptée. On peut les démonter, récupérer et recycler les différents composants.
Pour 100 tonnes de piles usagées traitées spécifiquement on récupère :

  • 39 tonnes de ferromanganèse (usage en fonderie : ex robinetterie)
  • 20 tonnes de zinc (fabrication des gouttières)
  • 2 tonnes de scories
  • 150 kilogrammes de mercure.
    En France il existe une dizaine d’usines spécialisées dans le retraitement des piles usagées

     

Les bons gestes :
  • Optez lorsque cela est possible pour des objets ne consommant pas de piles mais une autre source d’énergie (ex : mini capteurs solaires).
  • Equipez-vous de préférence, de « piles rechargeables » et d’un chargeur. (tout aussi polluantes en fin de vie, mais dont la durée d’utilisation est au moins 500 fois supérieure, prix amorti après 20 recharges ! donc économique ! avec un impact moindre que toutes les piles qui auraient été utilisées.
  • Si vous ne pouvez utiliser des « piles rechargeables » optez pour des piles alcalines ou au lithium plus puissantes, bien moins polluantes et à durée de vie bien plus longue que les autres types de piles.
  • Sachez-le : Une pile hors d’usage dans un appareil très « gourmant » tel qu’une lampe ou un baladeur, peut encore être efficace dans une pendule par exemple.

     

Un dépliant à consulter :